MANOIRS, PALAIS ET CHATEAUX

27 mai 2018

CHATEAU D'HEIDELBERG - ALLEMAGNE

Le château de Heidelberg est situé sur un coteau surplombant la ville de Heidelberg dans le Bade-Wurtemberg dans le Sud-Ouest de l'Allemagne. 

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Édifié entre 1294 et 1303, le château est la résidence des électeurs palatins. 

Le 27 mai 1652 y naît Élisabeth-Charlotte de Bavière, fille de l'électeur Charles-Louis. La princesse est mariée à Philippe d'Orléans, frère du roi Louis XIV de France et est la mère du Régent et de la duchesse-régente de Lorraine et de Bar. Elle laissera une importante correspondance destinée notamment à sa tante, l'électrice de Hanovre et à sa fille, la duchesse de Lorraine où elle condamne ou se moque des mœurs de la cour, des intrigues de l'entourage de son mari et des violences commises dans son pays natal par les troupes Françaises.

Le Palatinat est mis à sac et le château est bombardé deux fois par les forces françaises du général Mélac au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, en 1689 et 1693. Il ne sera ensuite jamais complètement reconstruit, les électeurs préférant leur résidence de Mannheim...

Ses ruines deviennent au XIXe siècle l'emblème du romantisme et les dernières restaurations sont largement l'œuvre d'un aristocrate français émigré, Charles de Graimberg, qui persuade au début du XIXe siècle le grand-duc Léopold Ier de Bade de faire réparer une partie des corps de bâtiment.

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Ce qui subsiste de l'édifice comporte quelques éléments de style gothique, comme la chapelle, son orgue ainsi que l'autel. Le reste du château, aux pignons décoratifs, avec des motifs inspirés de l'Antiquité, est de style Renaissance.

Aménagés en terrasse à flanc de coteau entre 1619 et 1620 au prix de gigantesques travaux de remblai, les jardins palatins formaient un ensemble typique de la période dite maniériste, avec des grottes et des fontaines à écoulement intermittent, qui nécessitèrent de leur concepteur, Salomon de Caus, des trésors de science hydraulique. La cour de Palatinat se plaisait à considérer ces jardins comme la huitième Merveille du monde. La description des jardins est publiée par de Caus dans son traité intitulé Hortus Palatinus (1621). Il ne subsiste aujourd'hui que les terrasses inférieures, situées au même niveau que l'entrée principale du château.

La société de pharmacie allemande a créé dans l'un des bâtiments un musée entièrement consacré à la pharmacie. Quantité de fioles et flacons aux contenus très divers sont disposés sur de magnifiques comptoirs d'apothicaire. Le laboratoire, au sous-sol, abrite quelques machines utilisées en officine : alambic, presse pour la préparation de pommades, machine à remplir les tubes de crème, ainsi que de nombreux articles de verrerie.

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Le château est connu aussi pour son grand tonneau, le Großes Fass, dont la contenance est de 228 000 litres. Il n'aurait été utilisé qu'à trois reprises. Le grand tonneau est installé sous Charles Théodore à la fin du XVIIIe siècle. Une pompe permettait de tirer du vin à partir de la salle royale. 

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D'après Wikipédia

 

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26 mai 2018

PALAIS MAIMUN - INDONESIE

Le palais Maimun est un palais royal situé à Medan, capitale de la province de Sumatra du Nord. Construit par le sultan de Deli Makmun Al Rasyid Perkasa Alamsyah en 1888, le palais possède 30 pièces.

Le palais est ouvert au public. Sa conception et sa décoration intérieure sont un mélange d'éléments des cultures malaise, musulmane, espagnole, indienne et italienne.

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25 mai 2018

CHATEAU DE SUSCINIO - MORBIHAN - FRANCE

Le château de Suscinio est situé près de Sarzeau (Morbihan).

Le premier logis, un manoir pour la chasse, est bâti pour le duc de Bretagne Pierre de Dreux, en 1218, entre des étangs d'eau douce au nord, des marais de Suscinio et des étiers au sud.

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En 1229, son fils, Jean Ier le Roux poursuit la construction du château, et fait clôturer une bonne partie de la forêt de Rhuys qui devient parc de chasse. 

Le duc Jean IV de Bretagne met le château à la disposition des Anglais, ses alliés. La forteresse, commandée depuis 1365 par un capitaine anglais, est reconquise pour la couronne de France par Bertrand du Guesclin en 1373. Le connétable fait démanteler tours, courtines et logis. Les ducs Jean IV et Jean V entreprennent des travaux de consolidation, d'agrandissement et la construction d'une nouvelle tour. Au XVe siècle une casemate est aménagée pour abriter des pièces d'artillerie tandis que de grandes fenêtres sont percées dans les murs extérieurs, les progrès de l'artillerie et un climat politique plus serein faisant balancer entre les soucis de la défense et un désir plus grand de confort, d'air et de lumière. Ensuite le château est progressivement délaissé, les ducs de Bretagne privilégiant leur château de Nantes. Il devient en 1520 propriété de la couronne de France sous François Ier qui le confie en usufruit avec les terres alentour à de hauts personnages de la Cour, notamment une de ses maîtresses, qui perçoivent les revenus du domaine.

En 1798, le château — déjà très dégradé — est vendu comme bien national à un marchand forain de Lorient qui l'exploite comme carrière de pierres à bâtir et disperse les sculptures...

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Acheté en 1852 par le vicomte Jules de Francheville, sa famille fait tout son possible pour sauver l'existant jusqu'au rachat en 1965 par le Conseil départemental du Morbihan, qui entreprend sa restauration.

En 1975, on découvre à proximité, la chapelle du prieuré, incendiée en 1370, qui possède un pavement remarquable, d'environ 300 m2. Celui-ci est étudié, restauré et exposé dans une salle du château.

Inscrit depuis 1990 sur la liste des établissements contrôlés par la Direction des Musées de France, le musée du château de Suscinio s'enrichit depuis plusieurs années de nouvelles collections. Au début du XXIe siècle, le château, désormais ouvert toute l'année à la visite, a retrouvé sa forme de forteresse médiévale intacte, même si les travaux de restauration continuent.

Le château, ceint de douves (profondes de 3 à 4 m), affecte la forme d'un quadrilatère irrégulier flanqué de sept tours, dont une quadrangulaire défendant la courtine Ouest. Ces tours ainsi que les courtines qu'elles commandent, sont dans leurs œuvres basses, essentiellement des vestiges du château du XIIIe siècle ; les œuvres hautes datent du XVe siècle. L'entrée est protégée par deux puissantes tours de 12 m de diamètre, un pont-levis précédé d'un pont dormant en pierre (d'époque moderne) et surveillée par quatre postes de guet ménagés dans le gros œuvre. Les tours et les courtines sont couronnés des mâchicoulis bretons, formés de consoles en pyramide décroissante. L'enceinte est épaulée vers le sud par deux bastions d'artillerie construits à la fin du XVIe siècle au temps des guerres de la Ligue.

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Séparés par une vaste cour, deux corps de logis en moellons de granite, sont reliés par des courtines. La courtine nord devait principalement servir de passage reliant le logis est (résidence ducale, elle comprend notamment une salle de cérémonies, un guichet muni d'un passe-plat, la chambre à coucher du duc proche de la chambre à parer, des étuves, un oratoire qui donne sur la tour nord) au logis ouest et abriter également un logis nord moins important au vu des quatre grandes baies à meneaux qui y ont été percées et dont deux sont murées.

La fontaine dite de la Duchesse, près du village de Folperdrix (au nord de Suscinio), alimentait en eau le château, par des conduits souterrains.

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D'après Wikipédia

 

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24 mai 2018

ARCHITECTURE ALMOHADE

L'architecture almohade en Espagne est l'architecture qui s'est développée en Andalousie sous la dynastie des Berbères Almohades entre 1147 et 1269.

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Alcazar de Jerez de la Frontera

Les Almohades constituent une dynastie musulmane berbère issue d'un mouvement religieux ascétique qui supplanta la dynastie berbère des Almoravides au Maghreb et dans la péninsule ibérique (al-Andalus).

L'architecture almohade est une architecture sobre et austère, comportant (du moins en al-Andalus) une majorité d'édifices de type militaire présentant d'imposantes murailles surmontées de merlons (parties pleines des créneaux) pointus caractéristiques, typiques des fortifications almohades (ainsi que des fortifications mudéjares qui s'en inspirèrent).

Les édifices almohades sont construits :

  • soit en brique : mosquée Santa Catalina de Séville, remparts de Séville, Giralda de Séville,Alcázar de Jerez de la Frontera, mosquée de Bollulos de la Mitación
  • soit en pierre de taille : Torre del Oro à Séville, tour de la Calahorra à Cordoue, arc du Portillo àCordoue, Torre de Espantaperros à Badajos

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Alcazar de Jerez de la Frontera - Alcazar de Séville

L'architecture almohade a fait de nombreux emprunts aux traditions musulmanes antérieures, d'al-Andalus ou d'ailleurs :

Emprunts à l'architecture omeyyade :

  • l'arc outrepassé (dont le demi-cercle déborde au-dessus des verticales)
  • l'arc polylobé (arc en plusieurs lobes)
  • l'encadrement rectangulaire de l'arc, appelé alfiz

Emprunts à l'architecture des royaumes de Taïfa du XIe siècle :

  • l'arc outrepassé brisé (le demi-cercle n'est pas une courbe parfaite, mais forme une pointe)
  • le grand arc polylobé brisé
  • l'arc recti-curviligne (plusieurs lobes se croisent)
  • les entrelacements d'arcs, ajourés ou aveugles
  • les coupoles à nervures de stuc

Citons enfin la céramique vernissée, empruntée à l'Orient via le Maghreb.

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Giralda de Séville

Innovations

Deux des emprunts faits à Saragosse connurent cependant chez les Almohades une évolution et un développement tels qu'on peut les considérer comme des innovations almohades.

D'un côté, l'arc recti-curviligne hérité de Saragosse se développa très fort dans l'architecture almohade et devint "arc à lambrequins" (plusieurs "étages" de lobes qui se croisent) : ce type d'arc recouvre en abondance les étages supérieurs de la Giralda de Séville ainsi que le portique du Patio del Yeso à l'arrière de l'Alcazar de Séville.

De l'autre, les entrelacements d'arcs (ajourés ou aveugles) inspirés de Saragosse, rendus plus sobres et plus austères par les Almohades, devinrent ce que l'on appelle des sebkas, grands réseaux d'arcs recti-curvilignes entrecroisés formant des losanges surmontant tous les arcs sur plusieurs étages.

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23 mai 2018

NID D'HIRONDELLE - CRIMEE - UKRAINE/RUSSIE

Le château du Nid d'hirondelle est un château néo-gothique, situé à Gaspra, près de Yalta, sur les bords de la mer Noire. Bâti sur la falaise de l'Aurore, il surplombe la mer d'une quarantaine de mètres de hauteur et constitue un symbole célèbre de la Crimée.

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Le château est construit en 1911-1912 par Léonide Sherwood, à l'emplacement d'une première villa en bois construite par un général russe combattant de la guerre russo-turque de 1877-1878. Il est nommé au début le château de l'Amour et est rachetée ensuite par le docteur Tobine, médecin à la Cour de Nicolas II de Russie, puis en 1903 par Mme Rakhmanova, puissante femme d'affaires moscovite. Elle la vend en 1911 au baron von Steinhel qui possède des champs de pétrole à Bakou et qui reconstruit le château actuel en pierres rappelant les châteaux gothiques de son pays natal, l'Allemagne. En 1914, le château devient un restaurant, propriété d'un marchand moscovite du nom de Chélapoutine.

Depuis 1971, le château est un musée ouvert au public, comprenant depuis 1975 un restaurant italien.

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22 mai 2018

CHATEAU DE KALMAR - SUEDE

Le château de Kalmar, est un château fortifié situé à Kalmar, au bord du détroit de Kalmar, dans le sud-est de la Suède.

Il est d'abord construit par le roi Magnus Ladulås, puis modernisé à l'époque des Vasa, par Éric XIV et son frère Jean III qui font du château fort médiéval un palais digne d'un roi de l'époque de la Renaissance.

Ce château a joué un rôle important dans l'histoire de la Suède. Ainsi, c'est ici que sera signé, en 1397, le traité des trois royaumes scandinaves (le Danemark, la Norvège, la Suède) instaurant l'Union de Kalmar sous un seul souverain.

En 1856, l'architecte Fredrik Wilhelm Scholander entame des travaux de restauration, poursuivis par son élève Helgo Zettervall (1885-1891) : ces travaux donnent au château sa silhouette actuelle. En 1919, le professeur Martin Olsson est chargé de la suite des travaux de restauration (terrassements, douves, pont et pont-levis) : en 1941, le château est à nouveau entouré par les eaux. 

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D'après Wikipédia

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21 mai 2018

PALAIS DE CHARLES DE LORRAINE - BRUXELLES - BELGIQUE

Le palais de Charles de Lorraine est un des seuls palais princiers qui témoigne à Bruxelles du siècle des Lumières. Réaménagé et agrandi par le gouverneur Charles-Alexandre de Lorraine, il est situé au sein du quartier de la Cour, un rien en contrebas de la place Royale.

Il est très difficile de percevoir la part des édifices dont l’origine est liée à l’aménagement, dans les années 1760, de la résidence du gouverneur Charles. Les transformations du XIXe siècle ont en effet intégré la façade palatiale originale au sein d’un ensemble architectural qui en a imité le style et connu aujourd’hui sous le nom de place des Musées. Cependant c’est toujours l’entrée originale en forme d’hémicycle du palais qui attire les regards. Sa composition subtile et élégante ainsi que sa disposition en front de l’ancienne rue de la Cour en font une des composantes urbaines les plus intéressantes de Bruxelles.

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Depuis l'incendie du palais de Bruxelles en 1731, c'est un vieux palais construit vers 1346 par Guillaume van Duvoorde, un important financier du XIVe siècle, qui serit de résidence aux gouverneurs des Pays-Bas du sud. Guillaume van Duvoorde n'ayant pas eu d'enfants légitimes, ce bien passe ensuite selon le droit féodal à la descendance de son neveu, membre de la Maison de Nassau. Engelbert II de Nassau remanie l'ancien hôtel vers 1500 ; il devient au XVIIIe siècle le palais de Charles-Alexandre de Lorraine, qui le louait auparavant.

L'allure gothique ne correspond ni aux goûts de l’époque ni à ceux du gouverneur. Ce dernier est habitué à un autre cadre puisque sa jeunesse s’est passée à la galante et plaisante cour de Lunéville et de Nancy. Afin de pouvoir la transformer à sa guise, il l'achète donc en 1756. Les premiers travaux de transformation semblent entrepris dès l’année suivante et concernent les appartements d’hiver du gouverneur, côté boulevard de l’Empereur. Plus ambitieuse, la seconde phase des travaux débute vers 1760. Il s’agit de l’adjonction d'ailes vers les jardins, correspondant à la façade Ouest de l’actuelle place du Musée. Cet agrandissement, probablement œuvre de l’architecte Jean Faulte, se répartit en trois séquences coïncidant à trois fonctions distinctes. De gauche à droite, se déploient tout d’abord les treize travées de l’aile principale renfermant les nouveaux appartements d’été du prince, suivie de la nouvelle entrée d’honneur en forme d’hémicycle et enfin la nouvelle chapelle palatine.

L’ancien hôtel de Nassau, réaménagé et agrandi pour Charles de Lorraine, constituait un remarquable témoin à Bruxelles d’une résidence princière issue du siècle des Lumières. L’aménagement intérieur reflète des tendances et des goûts du prince pour les arts, les sciences et autres curiosités tel qu’en attestent notamment le cabinet de laque ou chambre chinoise, les bibliothèques, le cabinet d’histoire naturelle, le laboratoire, le petit cabinet de physique ou encore la chambre des automates. La décoration intérieure, contrairement à l’ordonnance classique des façades, mêlait de manière fastueuse les influences classiques et rocaille. Si les cinq salons conservés de nos jours vers la place du Musée en sont les seuls témoins vivants, les descriptions anciennes rendent nettement compte du faste de l’aménagement intérieur du palais.

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Toutes ces splendeurs ne sont que de courte durée. « Notre prodigue gouverneur mourait comme il avait vécu, démuni d’argent et couvert de dettes ». À sa mort, les collections sont démembrées et le palais vidé quasi de tout son contenu jusqu’au démontage des panneaux décoratifs qui ornaient les murs de certains salons. Le tout est vendu, à l’exception de certaines pièces que s’attribue l’empereur Joseph II, légitime héritier de Charles-Alexandre de Lorraine. Même les plantations du jardin en devant les appartements d’été, sont envoyées à Vienne.

Du palais de Charles de Lorraine ne subsiste aujourd’hui qu’une infime partie. Celle-ci correspond à peu près aux nouveaux appartements d’été du Du. Dans l’état actuel des choses, il est difficile sur le terrain de se faire une idée concrète de ce à quoi ressemblait le palais du gouverneur en son temps. L’histoire tumultueuse du quartier a transformé son aspect d’origine. Les interventions principales remontent aux années 1825-1827, 1879 et 1960.

Pendant la période française, la ville de Bruxelles achète le palais de Charles-Alexandre de Lorraine pour y installer bibliothèque, galerie de tableaux et cabinet de physique et d’histoire naturelle constituant le Musée du département de la Dyle, un des quinze musées départementaux créés à l’initiative de Napoléon, dans le cadre de la décentralisation du Louvre. En 1804, la chapelle royale est confiée par Napoléon Ier à la communauté protestante de Bruxelles et devient l'église protestante de Bruxelles-musée. Elle a conservé en grande partie son aspect d'origine.

Une aile jumelle du même style, dessinée par l’architecte de la Ville, Nicolas Roget, est accolée perpendiculairement au palais en 1825 pour abriter le palais de l’industrie nationale, destiné à accueillir des salons périodiques encouragés et soutenus par le souverain des Pays-Bas, Guillaume Ier. Sa construction coïncide avec l’achèvement du premier tronçon de la rue de la Régence, qui s’échoue provisoirement au pied de l’église Notre-Dame du Sablon de Bruxelles.

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Mais la Bibliothèque royale de Belgique, fondée en 1837, envahit progressivement les locaux. Le musée de peinture et de sculpture, installé dans les appartements de Charles de Lorraine, puis le palais de l’industrie déménagent. Même la nouvelle aile, construite à l’arrière du palais des beaux-arts de Balat pour refermer la cour, est envahie par l'administration et le cabinet de numismatique de la Bibliothèque royale. Ne restent sur place que les collections d’art contemporain du musée.

En découle ainsi une vaste cour encadrée de trois façades homogènes en forme de « U ». Les appartements d’été du duc Charles faisant depuis lors office d’aile latérale.

Avec la construction du complexe du Mont des Arts dans les années 1960, il est décidé de démolir plus des trois quarts du palais. Si quelques salons admirables sont conservés derrière les façades, il est toutefois possible d’associer les lourdes interventions des années 1960 à une opération de façadisme.  

C'est probablement davantage pour assurer l’homogénéité stylistique de le place du Musée que par intérêt pour les qualités intrinsèques du palais original que furent conservés vers 1960 les vestiges actuels. Les interventions de cette époque ne sont parfois pas subtiles ni scrupuleuses.  

Des trois façades qui forment de nos jours la place du Musée, seule celle au sud-ouest correspond donc aux transformations apportées par le gouverneur Charles de Lorraine à l’ancien palais de Nassau.

D'après Wikipédia

 

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20 mai 2018

CHATEAU D'AUBENAS - ARDECHE - FRANCE

Figure de l'architecture civile ardéchoise, le château d'Aubenas, également appelé château de Montlaur, est située sur un promontoire de roche calcaire dominant la moyenne-vallée de l'Ardèche. Il se trouve au plus haut point de la ville, place du Château, où se tient chaque samedi matin une partie du marché de la ville. 

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À l'origine du château d'Aubenas, il y a une tour de garde qui occupe une place stratégique en un point de rencontre et un carrefour commercial. Au pied du rocher calcaire où est construite la tour, passe en effet la voie qui va du Puy-en-Velay à Montélimar, entre Auvergne et Provence. Dès le Ve siècle, cette position stratégique est l'objet d'une lutte tenace entre les évêques de Viviers et ceux du Puy-en-Velay. Ces derniers l'emportent et inféodent cette nouvelle possession au XIe siècle (1084) au baron de Montlaur (Pons Ier de Montlaur), originaire de la montagne ardéchoise, à la limite ouest de l'actuel département de l'Ardèche. Cette famille y régne jusqu'en 1441 et construit le donjon, le mur d'enceinte et les deux grosses tours rondes du château qui est alors entouré de fossés. C'est pourquoi l'on appelle Aubenas « la cité des Montlaur », seigneurs qui sont à l'origine non seulement de l'essor économique de la ville, mais aussi du développement social et matériel de ses habitants.  

La superficie de l'enceinte était à peu près celle d'aujourd'hui, mais on pénétrait dans le château par un pont-levis situé à l'ouest qui surmontait le fossé. La façade sud, la plus accessible, était protégée par une vaste basse-cour, l'actuelle place du château, protégée par une solide courtine flanquée des hautes tours qui encadrent l'entrée actuelle. Vers l'est, l'actuelle salle du Pesage était installée à l'intérieur et l'enceinte comme salle de réception dès le XIIIe siècle.

Les Montlaur passent peu de temps au château d'Aubenas, ils sont souvent dans leurs autres baronnies du vivarais (Montpezat, Montlaur), en Velay, au Puy ou à Arlempdes. À Aubenas ils résident habituellement dans leur tour fortifiée du Pont d'Aubenas, la plus grosse de la région.

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De 1441 à 1551, le château revient aux Maubec, par le mariage de Jeanne de Montlaur avec le seigneur de Maubec, les deux descendants masculins étant morts. Cette famille fera construire la tour à fenêtres à meneaux de la cour intérieur, dite la tour des Maubec. Cette tour permettait de communiquer avec les étages avant l'installation du grand escalier à vis au XVIIe siècle.

En 1551, la seigneurie passe par mariage aux Modène, jusqu'en 1611. Ils laissent leur signature au château en construisant la loggia à l'italienne sur trois niveaux d'arcades dans la cour intérieure. Le château féodal se transforme peu à peu en résidence d'agrément de la renaissance à la Révolution.

En 1611, la ville passe à la famille d'Ornano qui continue de faire du château une demeure de plaisance, sans négliger le souci de défense. Les échauguettes du donjon qui permettent de battre les alentours du château, les mâchicoulis du sud, mais aussi les toitures vernissées des tours et du donjon, la porte à bossage de la tour sud-ouest qui menait aux écuries, l'aménagement des salles du premier étage qui est alors couvert de boiseries et plafonné "à la française", sont leur œuvre.

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François de Lorraine prince d'Harcourt hérite ensuite en 1665 de la terre et du château d'Aubenas en épousant Anne d'Ornano, nièce de Jean-Baptiste d'Ornano. Les d'Harcourt s'occupent peu de leur château d'Aubenas et l'un de ses descendants vendra la baronnie d'Aubenas à son cousin Cérice-François de Vogüé en 1716.

La famille de Vogüé garde la seigneurie jusqu'à la révolution. Charles-François de Vogüé (1713-1782) fait percer les portes jumelles de la façade sud et la double volée du monumentale escalier qui fixent alors l'entrée du château. Il fait poser en 1768, par Nicolas Cellier, les boiseries de lambris Louis XV ou Louis XVI dans les appartements, et aménager les salons, ainsi que le grand escalier d'honneur situé à l'angle nord-ouest de la cour intérieur et dont la rampe est un chef-d'œuvre de ferronnerie du XVIIIe. 

Après la révolution française, le château d'Aubenas est déclaré bien national et pillé le 13 octobre 1792. La ville d'Aubenas parvient à le protéger et y installe la mairie en 1810. Le tribunal de commerce s'installe par la suite dans la partie nord, et le pesage des cocons se tient dans l'ancienne salle des gardes. Aujourd'hui, le château n'abrite plus les services municipaux, la mairie se trouve dans l'ancienne gendarmerie, le bâtiment accolé au château, depuis 1985.

D'après Wikipédia

 

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19 mai 2018

PALAIS DE MASSANDRA - CRIMEE - UKRAINE/RUSSIE

Le palais de Massandra de l'empereur Alexandre III est situé dans le village de Massandra sur la côte sud de la Crimée. Aujourd'hui le palais abrite un musée qui est une filiale du musée-réserve d'Aloupka.

La construction du palais a été lancée en 1881 par le prince Semen Vorontsov. Conçu par l'architecte français Étienne Bouchard, le palais a été construit dans le style Louis XIII. En 1882 le décès du prince Voronstov interrompt les travaux. En 1889 la propriété a été acquise par l'empereur Alexandre III.  

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18 mai 2018

CHATEAU DE MARCAY - INDRE-ET-LOIRE - FRANCE

Je connais assez bien ce château qui a un charme fou et de la "présence". La terrasse qui donne sur le jardin est très agréable pour prendre un verre et le restaurant est top.

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Le château et les terres ont appartenu à diverses familles. En 1213, ils ont pour seigneur Gaudin de Rannefort, et vers 1260, Hugues de Beaussay. Ils passent ensuite dans la maison de Paye, dont un membre, Jean de Paye, a été archevêque de Tours au XIIIe siècle. Le château et ses dépendances ne sortent de cette famille que sous le règne de François 1er. Par acte du 9 avril 1525, en effet, René de Paye, écuyer, seigneur de Marçay, et Jeanne de Vertou, sa femme, vendent à René de Bastarnay, enfant d'honneur du roi, baron du bouchage, seigneur de Montrésor et du Bridoré.

Marçay est encore en la possession de la famille de Bastarnay à la fin du XVIe siècle. Le 3 mars 1599, Françoise de Bastarnay fait faire une visite pour constater l'état du château. Il est reconnu que de nombreuxdégâts ont été causés au château par les gens de guerre de Mr. de Chavigny et par ceux de Mr. de la Trémoille, qui y ont séjourné pendant l'année 1597. Les habitants de la paroisse de Marçay et ceux des paroisses voisines s'y retiraient avec leurs bestiaux, pour se mettre à l'abri des gens de guerre qui couraient la campagne, et ont aussi participé aux dégradations.

Avec le XVIIe siècle paraît une nouvelle famille. Le 28 mai 1607, messire Simonle Bossu, conseiller du roi, seigneur du château, terre et seigneurie de Marçay, fait arpenter les domaines dépendants de ladite seigneurie. Il veut faire constater d'une manière précise l'état et la
contenance de son nouveau domaine. Cet acte de 1607 renferme une description complète du château. Il est alors entouré de hautes murailles et de fossés profonds. On mentionne le pont-levis qui donne accès dans la cour.

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Simon le Bossu, laisse pour principal héritier Séraphin le Bossu, son fil. Celui-ci se marie le 27 décembre 1629 avec Elisabeth Tronson, et décède au mois d'avril 1657. Il a pour enfants Alexandre-Louis le Bossu, son principal héritier, et plusieurs filles. Alexandre épouse Renée de Rivière, mais il paraît n'avoir pas laissé d'héritier mâle. A sa mort, Séraphin le Bossu, ruiné, a laissé de grosses dettes. Le 21 mars 1667, le château de Marçay et ses dépendances sont saisis à la requête des religieuses de Champigny, auxquelles Séraphin le Bossu n'a jamais payé la pension de ses filles, religieuses en ce couvent.

Le 7 avril 1723, la terre et seigneurie de Marçay, avec toutes ses dépendances, sont adjugées à Françoise Dreux, veuve de Charles Odard, chevalier, et à Marie Dreux, sa soeur, filles de feu Guillaume Dreux. Le domaine reste la propriété de la famille Dreux pendant tout le XVIIIe siècle. En 1789 il appartient à Marie-Anne Dreux, veuve de Charles-Antoine-Henri d'Arcemale, baron du Langon, qui la tient par héritage de Charles Dreux, son frère, mort sans enfants. A la mort de celle-ci, le château et ses terres sont vendus à Luc Gilbert de Fontenay qui le lègue à ses héritiers, la famille d'Espinay.

Le château de Marçay accuse diverses époques de construction. L'une des tours rondes située vers le levant est surmontée de mâchicoulis avec ornements à trèfles allongés qui remontent au XVe siècle. L'autre tour ronde porte aussi des mâchicoulis, mais ceux-ci avec ornements flamboyants qui dénotent les premières années du XVIe siècle. Une autre tour, de forme octogonale, et qui jadis
renfermait un escalier, est percée de fenêtres à choux frisés qui indiquent également l'époque qui précède immédiatement la Renaissance. On arrive au sommet de cette tour par une élégante tourelle à encorbellement, de la même époque, gracieusement suspendue au flanc de la tour principale. Du haut de ce donjon la vue embrasse toute la plaine du Loudunais, depuis le plateau de la Tour Saint-Gelin jusqu'aux coteaux qui bordent la rive gauche du Thouet ; on découvre Loudun, Saint Léger, le Coudray-Montpensier etc. Ces trois tours, avec le corps de logis central et l'aile à l'ouest qui les relient, forment la partie ancienne du château.

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Une seconde aile à l'est et une quatrième tour ont été ajoutées par Luc Gilbert. Les douves ont été comblées et les hautes murailles en grande partie détruites ; il en reste assez cependant pour se rendre compte de l'ancienne disposition des cours et avant-cours.

Il y a eu dans les dépendances du château une chapelle aujourd'hui détruite.
 
Au château de Marçay se rattache une légende. Une châtelaine courait le loup-garou la nuit sous une forme monstrueuse. Le fermier lui ayant tiré un coup de fusil fut effrayé de trouver, à l'aube du jour, au lieu du loup-garou qu'il avait vu lanuit, une femme couverte d'un linceul blanc. Il l'enterra secrètement, et, depuis ce temps, la malheureuse châtelaine revient toutes les nuits couverte de son linceul et 
traverse les cours en poussant des cris plaintifs.

Depuis que le château de Marçay a été ouvert en hôtellerie, à deux reprises la dame blanche a été aperçue par des clients dans les couloirs du château. Selon leurs dires, il s'agit d'une ravissante jeune femme d'une vingtaine d'années ; tous ont pensé qu'elle faisait partie du personnel de l'hôtel et qu'elle effectuait une ronde de surveillance...

Depuis 2013, le Château de Marçay a ouvert ses portes à l’association HPMM (Histoire, Patrimoine & Mémoire de Marçay). Celle-ci œuvre depuis pour reconstituer, avec les nombreux documents dont le château dispose, son histoire et plus largement l’histoire de la commune. L’association édite chaque année un bulletin, en vente à la réception.

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D'après : www.chateaudemarcay.com

 

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