Je connais assez bien ce château qui a un charme fou et de la "présence". La terrasse qui donne sur le jardin est très agréable pour prendre un verre et le restaurant est top.

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Le château et les terres ont appartenu à diverses familles. En 1213, ils ont pour seigneur Gaudin de Rannefort, et vers 1260, Hugues de Beaussay. Ils passent ensuite dans la maison de Paye, dont un membre, Jean de Paye, a été archevêque de Tours au XIIIe siècle. Le château et ses dépendances ne sortent de cette famille que sous le règne de François 1er. Par acte du 9 avril 1525, en effet, René de Paye, écuyer, seigneur de Marçay, et Jeanne de Vertou, sa femme, vendent à René de Bastarnay, enfant d'honneur du roi, baron du bouchage, seigneur de Montrésor et du Bridoré.

Marçay est encore en la possession de la famille de Bastarnay à la fin du XVIe siècle. Le 3 mars 1599, Françoise de Bastarnay fait faire une visite pour constater l'état du château. Il est reconnu que de nombreuxdégâts ont été causés au château par les gens de guerre de Mr. de Chavigny et par ceux de Mr. de la Trémoille, qui y ont séjourné pendant l'année 1597. Les habitants de la paroisse de Marçay et ceux des paroisses voisines s'y retiraient avec leurs bestiaux, pour se mettre à l'abri des gens de guerre qui couraient la campagne, et ont aussi participé aux dégradations.

Avec le XVIIe siècle paraît une nouvelle famille. Le 28 mai 1607, messire Simonle Bossu, conseiller du roi, seigneur du château, terre et seigneurie de Marçay, fait arpenter les domaines dépendants de ladite seigneurie. Il veut faire constater d'une manière précise l'état et la
contenance de son nouveau domaine. Cet acte de 1607 renferme une description complète du château. Il est alors entouré de hautes murailles et de fossés profonds. On mentionne le pont-levis qui donne accès dans la cour.

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Simon le Bossu, laisse pour principal héritier Séraphin le Bossu, son fil. Celui-ci se marie le 27 décembre 1629 avec Elisabeth Tronson, et décède au mois d'avril 1657. Il a pour enfants Alexandre-Louis le Bossu, son principal héritier, et plusieurs filles. Alexandre épouse Renée de Rivière, mais il paraît n'avoir pas laissé d'héritier mâle. A sa mort, Séraphin le Bossu, ruiné, a laissé de grosses dettes. Le 21 mars 1667, le château de Marçay et ses dépendances sont saisis à la requête des religieuses de Champigny, auxquelles Séraphin le Bossu n'a jamais payé la pension de ses filles, religieuses en ce couvent.

Le 7 avril 1723, la terre et seigneurie de Marçay, avec toutes ses dépendances, sont adjugées à Françoise Dreux, veuve de Charles Odard, chevalier, et à Marie Dreux, sa soeur, filles de feu Guillaume Dreux. Le domaine reste la propriété de la famille Dreux pendant tout le XVIIIe siècle. En 1789 il appartient à Marie-Anne Dreux, veuve de Charles-Antoine-Henri d'Arcemale, baron du Langon, qui la tient par héritage de Charles Dreux, son frère, mort sans enfants. A la mort de celle-ci, le château et ses terres sont vendus à Luc Gilbert de Fontenay qui le lègue à ses héritiers, la famille d'Espinay.

Le château de Marçay accuse diverses époques de construction. L'une des tours rondes située vers le levant est surmontée de mâchicoulis avec ornements à trèfles allongés qui remontent au XVe siècle. L'autre tour ronde porte aussi des mâchicoulis, mais ceux-ci avec ornements flamboyants qui dénotent les premières années du XVIe siècle. Une autre tour, de forme octogonale, et qui jadis
renfermait un escalier, est percée de fenêtres à choux frisés qui indiquent également l'époque qui précède immédiatement la Renaissance. On arrive au sommet de cette tour par une élégante tourelle à encorbellement, de la même époque, gracieusement suspendue au flanc de la tour principale. Du haut de ce donjon la vue embrasse toute la plaine du Loudunais, depuis le plateau de la Tour Saint-Gelin jusqu'aux coteaux qui bordent la rive gauche du Thouet ; on découvre Loudun, Saint Léger, le Coudray-Montpensier etc. Ces trois tours, avec le corps de logis central et l'aile à l'ouest qui les relient, forment la partie ancienne du château.

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Une seconde aile à l'est et une quatrième tour ont été ajoutées par Luc Gilbert. Les douves ont été comblées et les hautes murailles en grande partie détruites ; il en reste assez cependant pour se rendre compte de l'ancienne disposition des cours et avant-cours.

Il y a eu dans les dépendances du château une chapelle aujourd'hui détruite.
 
Au château de Marçay se rattache une légende. Une châtelaine courait le loup-garou la nuit sous une forme monstrueuse. Le fermier lui ayant tiré un coup de fusil fut effrayé de trouver, à l'aube du jour, au lieu du loup-garou qu'il avait vu lanuit, une femme couverte d'un linceul blanc. Il l'enterra secrètement, et, depuis ce temps, la malheureuse châtelaine revient toutes les nuits couverte de son linceul et 
traverse les cours en poussant des cris plaintifs.

Depuis que le château de Marçay a été ouvert en hôtellerie, à deux reprises la dame blanche a été aperçue par des clients dans les couloirs du château. Selon leurs dires, il s'agit d'une ravissante jeune femme d'une vingtaine d'années ; tous ont pensé qu'elle faisait partie du personnel de l'hôtel et qu'elle effectuait une ronde de surveillance...

Depuis 2013, le Château de Marçay a ouvert ses portes à l’association HPMM (Histoire, Patrimoine & Mémoire de Marçay). Celle-ci œuvre depuis pour reconstituer, avec les nombreux documents dont le château dispose, son histoire et plus largement l’histoire de la commune. L’association édite chaque année un bulletin, en vente à la réception.

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D'après : www.chateaudemarcay.com